Non, le 7 mai, je ne voterai pas MACRON

24/04/2017

Le 1er tour de l'élection présidentielle a vu l'arrivée en tête d'Emmanuel Macron et Marine Le Pen et l'élimination des deux grands partis qui structuraient l'offre politique en France. C'est le signe d'une recomposition de l'offre politique à venir. J'ai l'intention d'y prendre part dans le cadre des législatives pour lesquelles je me porte candidat, et dont l'enjeu sera très fort.

En attendant les législatives, il y a un 2nd tour pour la présidentielle.

Le 7 mai, je ne voterai pas Macron.

D'une part, je ne me reconnais pas du tout dans cette candidature. Comme la majorité des français, je rejette François Hollande et son bilan, je ne vais donc pas voter pour celui qui en est le principal héritier, en tant que Secrétaire général de l'Elysée puis Ministre de l'économie et qui ne fera rien d'autre que de mener la même politique. Les contradictions sont trop importantes dans la candidature de celui qui souhaite soi-disant faire de la politique autrement mais dont les soutiens sont aux affaires depuis des décennies (Attali, Pierre Bergé, Cohn-Bendit, ...) et en grande majorité issus du PS. Parti dont il est encarté dès 2006, s'il y avait encore un doute sur le fait que Macron soit de gauche... Et surtout, quand les masques tomberont, les électeurs seront déçus. Car son projet de société dérégulée, déracinée, où les intérêts économiques et financiers priment sur la dignité de la personne humaine, projet qu'il a défendu ouvertement lors du vote de la loi Macron notamment, est aux antipodes de ce à quoi les français, de droite comme de gauche, aspirent. Ce projet est à l'opposé de ce qui fonde mon engagement politique et de ce que je crois nécessaire pour le redressement de la France. En aucun cas, je ne pourrai lui accorder mon suffrage.

D'autre part, je refuse l'idée même de front républicain, ce chantage qui confisque le débat de fond. Je respecte tous les électeurs, y compris ceux du FN. J'ai incontestablement avec le FN des divergences de projets, de même que j'en ai avec les autres partis politiques. Mais je refuse de les exclure a priori de la vie démocratique. Le débat doit se faire sur les projets, pas sur les étiquettes dans lesquelles certains bien-pensants s'autorisent à enfermer les personnes, ce à quoi je me refuse.

Aussi, je dénonce la bêtise des principaux responsables politiques des Républicains qui ont hier soir décidé de faire un chèque en blanc à Emmanuel Macron, alors qu'ils le critiquaient si fortement avant l'élection. Quelle légitimité auront-ils auprès des électeurs alors qu'il faudra se battre lors des législatives à venir contre les candidats En Marche ?

Fidèle au principe de participation de chacun à la vie politique que je défends dans mon programme, j'invite tous les électeurs à voter librement, en conscience, loin de toute pression ou chantage moral.

En attendant, je vous donne rendez-vous aux élections législatives, 3ème tour de ces élections. Quel que soit le vainqueur de la Présidentielle, et comme le rappelle Jean-Frédéric Poisson, Président du PCD, « le recours pour affirmer nos convictions est la constitution d'une majorité forte lors des législatives ». Compte-tenu de l'état de la France, il faudra pour cela des candidats courageux, libres et fidèles à leurs engagements et leurs convictions. C'est la condition sine qua non pour que le pays soit gouvernable au sortir de cette période électorale. C'est tout le sens de ma candidature dans la 12ème circonscription du Rhône.