Je m'engage à libérer les entrepreneurs et les familles du poids de l'administration, en encadrant l'ubérisation de l'économie et en favorisant la négociation collective.

Jean-Frédéric Poisson fait partie du très petit nombre de députés (une dizaine) à avoir exercé une activité de chef d'entreprise. Le PCD est très favorable à l'économie de marché, très attaché à la liberté d'entreprendre et à la responsabilité individuelle, mais dans la tradition française, c'est-à-dire avec une action régulatrice de l'Etat.

Nous pensons que l'activité humaine n'est pas une variable d'ajustement économique, et qu'elle dépasse l'unique travail salarié. Notre système doit s'adapter au monde du travail actuel fait de ruptures, il doit permettre aux personnes de consacrer du temps à des activités qui ne sont pas nécessairement salariées.

Dans ce sens nous souhaitons :

- mieux reconnaître le travail indépendant : poser le principe du travailleur, quel que soit le statut choisi, en attachant le socle de protection sociale à la personne, et non au statut (par exemple, un micro-entrepreneur n'a pas accès la protection chômage, et sera au RSI à la différence de l'entrepreneur en SASU); Tout travailleur aurait droit à un socle de protection sociale, mais avec l'obligation parallèle de financer ce socle.

- protéger le travailleur par le renforcement des branches professionnelles : la branche est un outil de protection et de régulation économique, qui assure qu'il n'y ait pas de concurrence déloyale. Sans branche, tout devient possible en matière de dumping social (concurrence entre entreprises d'une même branche en particulier). Nous sommes inquiets de la dérégulation portée par la « loi travail » de l'été 2016, qui facilite au niveau des entreprises, les dérogations aux dispositions juridiques générales, notamment en ce qui concerne l'organisation du temps de travail.

- faire des conditions de santé au travail une priorité du dialogue social ;

- unifier le système de retraite et fixer l'âge de départ à la retraite à 65 ans (et tenir compte du nombre d'enfants élevés dans l'attribution des points) ;

- accompagner et encadrer le phénomène croissant de robotisation.

Travailler, c'est participer à l'œuvre commune de construction de la société de demain. Ainsi les bénévoles travaillent, les parents qui élèvent leurs enfants travaillent.

Nous aimerions retrouver cette dimension collective du travail et un juste équilibre entre compétitivité des entreprises et cohésion sociale. 


- aider l'entrepreneuriat : poser la question de la légitimité et de l'efficacité du RSI, aider à l'embauche du premier salarié (par exemple exonérer totalement de charges patronales la création du premier emploi salarié, comme c'est le cas en Belgique) ;

- faciliter les embauches en réduisant les charges des entreprises, et leur fiscalité. Les PME et TPE concentrent 8 créations d'emploi sur 10 en France, elles sont à la fois dynamiques et fragiles ;

- simplifier l'entreprise : simplifier la gestion administrative et comptable (la France occupe le 115ème rang mondial, sur 132 !, en termes de lourdeur administrative - forum économique mondial 2016), simplifier le droit du travail, et donner un cadre fiscale et juridique stable pour permettre de la visibilité aux entrepreneurs.

La simplification du code du travail doit aller de pair avec le problème de la concurrence déloyale au sein de l'Union Européenne et dans le cadre du commerce mondial. Cette concurrence déloyale est flagrante dans 3 domaines : social, fiscal et environnemental. Elle pénalise massivement l'emploi. A l'intérieur de l'espace européen, la lutte contre le dumping social et fiscal entre Etats-membres doit être mise sérieusement à l'agenda de l'UE. 


Pour un juste équilibre entre compétitivité des entreprises et cohésion sociale !