Comme sur les autres sujets, nous voulons penser l'environnement à partir de l'homme, et de sa vie quotidienne, présente, à venir, et amener plus de questionnements dans le débat public :

Comment produisons-nous, et qu'est-ce que nous voulons produire ?

Comment consommons-nous, et quelles conséquences sur l'emploi et la nature ?

Comment jetons-nous ? 

Selon nous, la société doit être pensée dans ses dimensions à la fois économiques, humaines et environnementales, et nous comptons sur la participation de tous pour inventer des solutions.

Une nouvelle stratégie environnementale doit prendre en compte la question des énergies fossiles (limitation des permis exploratoires d'hydrocarbures) et l'orientation stratégique en faveur du développement des énergies renouvelables. Pour cela, il est nécessaire de poursuivre l'effort de R&D sur les réseaux intelligents et sur les moyens de stockage de l'énergie à grande échelle. Ce sont là deux préalables à l'intégration des énergies renouvelables à grande échelle sans lesquels il est illusoire de vouloir réduire fortement la part du nucléaire dans le mix énergétique français. Ou alors à l'exemple de l'Allemagne au profit d'une énergie fortement émettrice de CO2 (charbon, fioul...).

En France, de nombreuses études récentes ont montré l'effet positif pour l'emploi que l'on peut attendre de la mise en œuvre de politiques de transition énergétique. Celle-ci doit par exemple permettre un effort particulier sur les travaux de rénovation énergétique des logements.

Pour cette transition énergétique et écologique, il est également souhaitable que nous re-visitions notre manière de consommer : faire décroître la quantité de matières premières et d'énergie consommées, par l'intermédiaire de politiques de sobriété. Nous sommes tous questionnés par nos pratiques de consommation et de production, et nous invitons chacun à ouvrir son regard et à se former pour avoir conscience de la manière dont ce que nous consommons est produit. 

Nous pensons par exemple à la promotion d'une agriculture paysanne, locale, qui crée de l'emploi et respecte l'environnement, et à la réduction de l'agriculture intensive (qu'il s'agisse d'OGM, de pesticides, ou d'élevage). Nous souhaitons l'essor de l'agriculture biologique, a minima de l'agriculture raisonnée, ainsi que la permaculture. Cela implique également de repenser, avec nos partenaires européens, la PAC (Politique agricole commune), de ré-instaurer en son coeur des pratiques de régulation; la PAC a malheureusement contribué, depuis son achèvement en 1968, et malgré ses multiples réformes depuis, à la concentration des exploitations dans un but productiviste et à l'effondrement de la population rurale. 

Nous pensons également à l'utilisation accrue des transports collectifs, ou des modes actifs comme le vélo. C'est pourquoi j'ai signé les 10 propositions de la FUB (Fédération Française des Usagers de la Bicyclette) pour promouvoir le vélo comme moyen de déplacements.

L'économie circulaire, en s'inspirant du fonctionnement des écosystèmes naturels, prouve déjà qu'une intelligence dans l'utilisation des ressources créée de la valeur économique, sociale et environnementale. Selon certaines études, l'économie circulaire permettrait de réaliser de très importantes économies en matières premières en Europe. L'objectif est de chercher à pallier l'épuisement des ressources naturelles, en cherchant la croissance par la création de produits, services, modèles d'affaire et politiques publiques innovants.

Il s'agit par exemple de rallonger les cycles de matière (réemploi, recyclage) et de produits (conception écologique et éthique: sans toxique ni obsolescence programmée, réparation, réutilisation puis recyclage). La gestion des déchets est alors pensée comme une étape dans l'utilisation de la matière et des produits.

La gestion des déchets est alors pensée comme une étape dans l'utilisation de la matière et des produits. 


Pour penser l'environnement et l'économie au service de l'homme et non le contraire !