Nous faisons le constat aujourd'hui que beaucoup d'enfants ne se retrouvent pas dans le système scolaire et y sont en échec, voire y développent des troubles. Les enseignants sont souvent démotivés et surchargés par le nombre d'enfants par classe et l'indiscipline, alors que pour leur part ils aimeraient transmettre le meilleur.

Le beau système scolaire français, longtemps admiré à l'étranger, a chuté dans les classements internationaux en termes de résultats. Et enfin, le gigantisme de l'éducation nationale, et la puissance des syndicats des professionnels de l'éducation semblent rendre impossible toute réforme.

Nous voudrions repenser la question à partir de la base, c'est à dire à partir des besoins de chaque enfant : s'épanouir dans sa croissance et acquérir la culture de base nécessaire à sa future vie d'adulte. Mais également à partir des besoins de chaque adulte engagé en éducation : s'épanouir dans sa vie professionnelle et trouver du sens à son travail.

  • diminuer les effectifs dans les classes, pour que chacun bénéficie de plus d'attention personnelle,

  • prendre en compte les cas particuliers, comme par exemple les enfants « dys » ou les enfants à haut potentiel, en individualisant les parcours scolaires,

  • prendre en compte les expériences des pédagogies nouvelles comme Montessori, fondées sur la connaissance des grands principes d'apprentissage et d'épanouissement humain (apport des neurosciences à l'appui),

  • simplifier les programmes officiels qui sont aujourd'hui compliqués et abstraits : donner des directives claires, simples et accessibles,

  • revaloriser les filières techniques et harmoniser le corps et l'intellect dans les apprentissages,

  • mettre en place plus de passerelles entre le monde éducatif et le monde professionnel, pour donner à chacun les moyens et la liberté de pouvoir choisir son métier

  • revaloriser l'enseignant, et le responsabiliser,

  • lui rendre de la liberté par rapport à l'administration, et notamment vis à vis de l'inspection générale de l'Education nationale,

  • donner de la place à l'initiative privée,

  • rendre une autonomie aux Directeurs d'établissement dans le choix de leur équipe éducative,

  • donner des principes clairs d'évaluation des actions et des résultats académiques.

  • sortir de la carte scolaire pour rendre aux parents la possibilité de choisir l'école de leur enfant,

  • redonner aux parents et aux éducateurs la liberté de pouvoir fonder des écoles collectivement,

  • permettre un financement public des initiatives privées en matière de création d'écoles, et d'établissement scolaires spécialisés, à la manière des « free schools » anglaises,