Dans notre pays, nous constatons la fragilisation et la précarisation de personnes de plus en plus nombreuses confrontées à des épreuves de la vie (maladie, divorce, chômage, migration, perte de logement ...), et nous pensons, comme de nombreux français, que la famille est dans ces conditions une valeur refuge, un lieu de solidarité verticale et d'engagement fidèle entre les personnes : un lieu d'enracinement qui protège.

C'est pour cette raison que nous pensons que la Famille doit être protégée et soutenu par l'état à travers une politique familiale cohérente et forte. Aussi, nous estimons nécessaire d'aborder le sujet de la famille à la fois à partir des attentes concrétes des français d'une part, et d'autre part une hauteur de vue sur ces sujets complexes.

Nous estimons que dans un contexte de précarisation économique et d'érosion de la politique familiale lors des années récentes, des dispositions sont à prendre pour recréer la protection et l'accompagnement dont notre société a besoin.


Pour les plus fragiles, en particulier pour ceux qui ne peuvent s'exprimer :

Nous avons noté que pendant le dernier quinquennat, de nombreuses mesures, qu'elles soient législatives ou réglementaires, ont impacté les sujets sociétaux, sans qu'il y ait eu débat. La plupart de ses mesures nous semblent glissantes et dangereuses pour les français, et pour l'Homme en général.


Pour les familles, nous voulons:

  • donner les moyens à la politique familiale de favoriser le projet d'enfant et non de lui nuire ;

  • protéger les familles, en termes de fiscalité (quotient familial juste, crédit d'impôt pour les emplois familiaux), d'allocations, de rythme de travail (générosité et modularité du congé parental, bonus retraite), et avec des dispositions stables dans le temps et non des aller-retour qui créent de l'incertitude.

  • étudier la question de la mise en place d'un revenu de base inconditionnel : pour reconnaître la participation de chacun à la communauté, pour revaloriser tous les temps de la vie et toutes les formes d'activité et en particulier le travail domestique, et pour assurer un filet de sécurité minimal.

Nous considérons qu'il est du devoir d'un état civilisé de protéger les personnes en situation de fragilité, nous pensons à l'enfant à naître mais aussi à la femme qui le porte, qui peut être sans logement, isolée, migrante, mineure, ... Il n'y a pas de peuple sans enfants à naître.

Nous soutiendrons la promotion des services d'aides aux femmes enceintes en situation de précarité, pour leur permettre de poursuivre leur grossesse dans les meilleurs conditions. 


Nous défendrons une politique de prévention de l'IVG. Cet acte lourd ne peut-être considéré comme un acte banal et sans conséquence pour les femmes. Nous souhaitons favoriser l'information et l'accompagnement des femmes afin de leur permettre de poser un choix libre, conscient et responsable.

Les couples et plus particulièrement les femmes qui sont confrontées à ces décisions difficiles ne doivent pas être les seuls à assumer ce sujet douloureux. Nous souhaitons qu'il soit porté par la société toute entière sans nier son impact sur l'ensemble de la population.

Beaucoup de personnes sont perdues suite à l'évolution récente de la loi qui laisse une ambiguïté entre soins palliatifs et sédation.

Pour préserver la confiance entre personnes soignées et soignants, il nous paraît nécessaire de poser une limite claire dans la loi qui ne permette pas aux soignants de donner la mort. Au contraire, nous souhaitons accélérer le développement des soins palliatifs pour permettre un accompagnement complet de la personne dans cette dernière étape de la vie. Nous serons également attentifs à soutenir les nombreuses initiatives qui visent à aider les personnes âgées à rester chez elle dans de bonnes conditions le plus longtemps possible.

C'est un sujet grave, car il pose la question de la marchandisation du corps humain, de l'être humain. Il se décline sur deux grandes questions.

La loi Taubira: Elle a eu pour conséquence d'arriver sur une situation intermédiaire, puisque ni la Gestation par Autrui (GPA), ni la Procréation Médicalement Assistée (PMA) pour les femmes seules ou couples de femmes n'ont été légalisées pour l'instant. Nous pensons qu'il est urgent que la France se positionne clairement sur ces sujets, notamment au plan international, pour éviter un « tourisme procréatif » qui se développe rapidement compte-tenu de son caractère fortement lucratif. 

Le "Droit des enfants": Nous pensons que le "droit des enfants" est premier devant le "droit à l'enfant". Nous savons combien sont douloureuses et fragilisantes pour une personne, les situations dans lesquelles un enfant est privé de ses racines, et plus encore lorsqu'il s'agit de ses racines biologiques. 

Nous aimerions investir sur la prévention de l'infertilité, sujet extrêmement douloureux, qui devient un enjeu sanitaire, en particulier pour les hommes. Nous favoriserons également la promotion des méthodes pour lutter contre l'infertilité, tout en restant respectueuses des personnes impliquées, c'est-à-dire sans donner au médecin un rôle trop intrusif dans la vie du couple, comme les NaProTechnologies.

Les autorisations de recherche sur l'embryon: nous nous alarmons des autorisations explicites de recherche sur l'embryon humain, recherche (utilisation de techniques modifiant l'ADN humain) qui nous paraît extrêmement dangereuse, non seulement à l'échelle de la personne, mais aussi à l'échelle de l'humanité entière, susceptible d'être menacée à terme par des modifications génétiques. 


Pour une parole forte et une politique familiale éthique, profondément souhaitée par une grande majorité de français !